Cabane à Eudore

Les Acadiens, lorsqu’ils sont arrivés, se sont installés sur le littoral du banc des maisons, où a été construite la première école en 1830. Aujourd’hui, même si on ne retrouve plus, ou à peu près plus, de maisons sur ce banc de sable, on continue de l’appeler «le banc des maisons».

Parmi ces maisons encore existantes, la cabane à Eudore, construite au milieu du XXe siècle, est devenue un site du patrimoine par règlement municipal en 2008. Avec tout son gréement nécessaire à la pêche commerciale aux saumons, cette cabane a une valeur patrimoniale exceptionnelle et témoigne d’une époque et d’une activité totalement révolue.

Rencontre avec Raymond Arseneault

Marchands et navigateurs

Au XIXe siècle, la région de Carleton donne naissance à une multitude de capitaines, de marins et de navigateurs descendants de corsaires acadiens. Ils s’activent à livrer le poisson dans les principaux ports tels que Québec et Halifax. On y exporte aussi du bois ainsi que des produits agricoles locaux. En retour, les navigateurs apportent diverses marchandises pour les besoins de la population locale. La venue des marchands entraîne également l’apparition des différents métiers reliés à la navigation et aujourd’hui disparus, parmi lesquels des caboteurs, des tanneurs, des tonneliers, des forgerons, des cordonniers…

Rencontre avec Edwige Leblanc

La light

«On n’appelait pas ça le phare. Le mot phare, ça a commencé voilà pas trop longtemps. C’était la light.»

Rencontre avec Raymond Arseneault

Coopérative

Les pêcheurs s’unissent pour fonder en 1923 la coopérative des pêcheurs de Carleton, la «Carleton Salmon Brand», spécialisée dans la pêche aux saumons. Elle est synonyme de qualité en Amérique du Nord et en Europe. C’est la seule coopérative à survivre à la crise économique des années 1930. Elle cesse ses activités en 1990, ce qui fait d’elle, après plus de 70 années d’existence, la plus vieille coopérative en Amérique du Nord après celle de l’Oregon aux États-Unis.

Rencontre avec Pascal Lemieux

Hôtellerie

Dès le milieu du XIXe siècle, le tourisme constitue une source de revenus importante pour les habitants de Carleton-sur-Mer. Peu importe qu’ils soient agriculteurs, navigateurs, pêcheurs ou commerçants, les résidents côtoient les visiteurs et leurs familles durant la belle saison. De nos jours, la station balnéaire de Carleton-sur-Mer, avec son impressionnant paysage de mer et de montagne, perpétue cette tradition de tourisme et de villégiature, alors que les différentes clientèles de tourisme nautique, religieux, culturel, de santé et de plein air s’y donnent rendez-vous. L’harmonie entre les villégiateurs et les populations locales s’inscrit rapidement parmi les attraits incontournables de la localité et fait partie de la tradition d’accueil de Carleton-sur-Mer.

Rencontre avec Rollande Comeau

Villégiature

«La grève est on ne peut plus belle, mieux adaptée pour prendre des bains de mer. Les paysages environnants sont d’une beauté ravissante […]. Si cette localité était plus connue, elle deviendrait en peu de temps, la place d’eau la plus recherchée de la province de Québec.»
Jean-Chrysostome Langelier, 1884

Rencontre avec Rollande Comeau

Saumons

«Ils leur avaient enseigné la pêche, c’était quelque chose qui allait pouvoir être transmis de père en fils mais là, ils savaient qu’il y avait une coupure dans l’héritage et qu’ils allaient devoir formater leurs enfants à une vie qu’ils ne connaissaient pas du tout.»

Rencontre avec Patrick Dubois

Coques

«C’était comme une tradition, c’était très important pour nous autres d’en manger, pas juste en vendre mais d’en manger. On adorait en manger, c’était un festin.»

Rencontre avec Yvon Arsenault

Le bois

Au début du XXe siècle, l’industrie forestière prend une place importante à Carleton. En 1929 est fondée la compagnie Madawaska Corporation, une usine de sciage des plus modernes à proximité du barachois. Le bois provient des comtés de Matapédia et de Bonaventure, il circule sur les rivières Causapscal, Matapédia, Nouvelle et Cascapédia. La production est expédiée par voie maritime aux quatre coins du monde en Europe, aux États-Unis et dans tout le Canada.

Rencontre avec Patrick Dubois

Poème

Écrit par Robert Leblanc pour rendre hommage aux anciens de Saint-Louis-de-Gonzague, il y décrit la vision d’un érable témoin de cette époque.

Côte

Voguer le long de la Baie et apprécier sa beauté.

Le phare

Les oies

La grève

L’éolienne

La forêt

Arriver comme des mouches

«Moi je dis, si vous vous ennuyez à Carleton, arrêtez votre voiture sur le bord du chemin et levez le capot, ça va arriver comme des mouches.»

Rencontre avec Henri Hotton

Virer au quai

«…encore aujourd’hui, les gens vont, 200 ans plus tard, virer au quai en pickup. On dirait que c’est quelque chose qui est resté dans leurs gènes…»

Rencontre avec Patrick Dubois

Acadie

Au recensement 1777, soit 10 ans après l’arrivée des premiers réfugiés Acadiens, nous retrouvons les noms des familles suivantes: Alain, Arseneau, Allard, Barriault, Bergeron, d’Amboise, Bernard, Berthelot, Boudreau, Bourg, Bujold, Comeau, Dugas, Jeanson, Landry, Laviolette, Leblanc, Poirier et Richard. À cette époque, la population de Tracadièche est essentiellement de souche acadienne.

Rencontre avec Edwige Leblanc, Patrick Dubois et Henri Hotton

Légende du vaisseau fantôme

«Je veux montrer la résilience des Gaspésiens et leur fierté d’appartenance. On est issus de gens qui n’avaient pas peur des défis.»

Rencontre avec Marc Fraser
Conteur, navigateur et homme de théâtre gaspésien, Marc Fraser propose des contes à bord de son bateau l’Abordage.

Homards

«…le homard, c’était un trouble inutile…»

Rencontre avec Patrick Dubois

Pique-nique

«Ce qui est important pour nous autres, c’est le banc de Saint-Omer, parce qu’à chaque dimanche, on allait pique-niquer là, pis c’était comme une fête.»

Rencontre avec Yvon Arsenault

Chaloupes

«On installait ces flats de pêche-là dans le Barachois et ils allaient couler parce que l’eau allait rentrer tout de suite, mais on écopait, on vidait c’te pti naufrage-là, pis après deux, trois naufrages, ben le bois finissait par gonfler, pis gonfler, pis gonfler parce que le cèdre prend énormément d’expansion quand on le mouille, et là, l’espace qui y avait entre chacune des planches disparaissait, le cèdre prenait toute la place et le bateau devenait étanche.»

Rencontre avec Patrick Dubois

Chapelle

Le mont Saint-Joseph, inauguré au printemps 1935 par le curé Joseph-Clément-Grégoire Plourde, revêt un caractère particulier comme lieu de dévotion pour les gens de Carleton. Lieu de rassemblement pour les Micmacs, alors appelé mont Tracadigash, le mont Saint-Joseph est fréquenté par la suite par les pélerins d’ici et d’ailleurs, qui se font un défi d’y grimper pour s’y recueillir et y prier.

Rencontre avec Mireille Allard

Fumaison

Le mont Saint-Joseph, inauguré au printemps 1935 par le curé Joseph-Clément-Grégoire Plourde, revêt un caractère particulier comme lieu de dévotion pour les gens de Carleton. Lieu de rassemblement pour les Micmacs, alors appelé mont Tracadigash, le mont Saint-Joseph est fréquenté par la suite par les pélerins d’ici et d’ailleurs, qui se font un défi d’y grimper pour s’y recueillir et y prier.

Rencontre avec Mireille Allard

Pont Stewart

«Les jeunes montaient dans la structure du pont. Si on traversait, ben là, ils nous faisaient des peurs.»

Rencontre avec Margot Laviolette

Saint-Omer

«Il y a déjà eu quatre bureaux de poste à Saint-Omer.»

Rencontre avec Margot Laviolette

Le secret de la colle

À la fois artiste et coiffeur, Raynald Cullen est un être des plus originaux. En 1967, il reçoit le premier prix de l’artisanat provincial de Québec en donnant naissance à Penouil le pêcheur, un personnage confectionné de tout ce que l’on peut trouver de naturel sur la grève: coquillages, mollusques, cordages, bois de mer, etc. Toute sa vie, il récupère des matières de toutes sortes léguées par la nature. Également coiffeur, il confectionne des coiffures artistiques en forme de navire qui ne laissent personne indifférent. Ainsi, il redonne vie aux trois goélettes, La Petite Hermine, La Grande Hermine et L’Émérillon, qui participèrent au deuxième voyage de Jacques Cartier au Canada en 1535-1536.

Rencontre avec Henri Hotton

Chasse

La chasse a toujours occupé une place de choix dans la vie des Gaspésiens et cette règle ne semble pas vouloir se démentir chez les Carletonnais. Lorsque l’automne s’installe confortablement, le village cesse de respirer, il devient désert.

Rencontre avec Henri Hotton

Comme toi

La chasse a toujours occupé une place de choix dans la vie des Gaspésiens et cette règle ne semble pas vouloir se démentir chez les Carletonnais. Lorsque l’automne s’installe confortablement, le village cesse de respirer, il devient désert.

Rencontre avec Henri Hotton

Prohibition

«Boire ça, c’était un nectar! »

Rencontre avec Henri Hotton

Récréotourisme

«…le quai va être plus vivant…»

Rencontre avec Alain Bernier

Raid

La SDMC a pour mission le développement de la Ville de Carleton-sur-Mer et de ses environs au niveau économique, communautaire, sportif, social et culturel, tout en favorisant la concertation et le partenariat entre les différents organismes du milieu. Avec son partenaire Endurance Aventure, elle co-organise depuis 2014 le Raid international Gapsésie: un événement rassembleur et unique où la Gaspésie, ses paysages, sa culture et ses habitants sont mis en valeur.

Rencontre avec Alain Bernier

Menace

«On est en train de faire virer la région comme une seule base de ressources premières.»

Rencontre avec Alain Bernier

Feu follet

«…nos frères nous faisaient peur avec ça. On ne passait pas devant le cimetière le soir…»

Rencontre avec Margot Laviolette

Gîte

«Avec toute cet environnement-là, on vit d’une façon très zen.»

Rencontre avec Simone Arsenault

Anguille

«…eux, ils mangeaient l’anguille, ils sauvaient la peau pour faire de la babiche ou faire des lacets…»

Rencontre avec Raymond Arsenault

Vagabond des Îles

Le bateau Le Vagabond des Îles est à l’origine une vieille barque de pêche récupérée à Paspédiac et propriété de Guy Bernier. Ici photographié lors de son inauguration en 1958, on reconnaît au centre Guy Bernier déguisé en Jacques Cartier et son équipage composé entre autres de Paul-Émile Fugère, Hughes Fortier, Pat Bernier, l’artiste Raynald Cullen, Elsie Parker et Michel Bernier enfant.

Rencontre avec Elsie Parker

Culture

«C’est sûr que le legs des Acadiens doit avoir un espèce d’effet sur ce qui se passe culturellement à Carleton: la musique, la danse… Il y a un attachement à la chose culturelle, à l’objet culturel en fait qui est peut-être plus fort ici.»

Rencontre avec Marianne Boudreau